Bourses et aides : ces dispositifs dont vous devriez davantage profiter

Quand on est étudiant ou jeune diplômé, toute aide est bonne à prendre. // © plainpicture/Dona
Via[email protected]’Etudiant.fr sur Jobatompaca.fr / Erwin Canard Publié le

De nombreux dispositifs existent pour vous aider financièrement lors de vos études : des aides pour le logement, la mobilité à l’étranger ou pour certains concours… Souvent, vous les méconnaissez et les sous-utilisez. Voici donc un récapitulatif.

Étudiants ou jeunes diplômés, outre les bourses sur critères sociaux, vous pouvez bénéficier de nombreux dispositifs destinés à boucler vos fins de mois. Ceux-ci concernent généralement des domaines (logement, international, concours…) ou des cas (élèves aux bons résultats, en situation difficile…) précis. En voici une liste non-exhaustive.

Logement

APL et ALS

Ces deux aides, non cumulables, sont versées par la CAF (Caisse d’allocations familiales). L’APL (aide personnalisée au logement) est réservée aux logements conventionnés. La plupart le sont, notamment ceux gérés par les Crous (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) ou les organismes HLM. L’allocation logement à caractère social (ALS) est l’aide la plus versée aux étudiants. Elle est accordée en fonction du logement (studio, appartement, cité U…), mais également de la situation familiale et du niveau de ressources.
À noter que vous n’êtes pas éligible à ces aides si le logement appartient à votre famille. Début octobre 2016, de nouvelles restrictions ont également été mises en place concernant l’APL. Enfin, si vos parents bénéficient des allocations familiales pour vous, une demande d’allocation logement peut entraîner la fin du versement de celles-ci.

CLÉ

Lors de la recherche d’un logement, si vous avez moins de 28 ans, que vous êtes étudiant (boursier ou non), que vous disposez de revenus mais que vous n’avez personne pour se porter caution pour vous, l’État peut se porter garant à travers la caution locative étudiante (CLÉ). Tous les logements sont concernés, et vous y avez droit que vous habitiez seul, en couple ou en colocation. En revanche, le montant des loyers est plafonné (500 € en région, 600 € en Île-de-France et 700 € à Paris). Et en contrepartie, vous devrez vous acquitter d’une cotisation mensuelle équivalente à 1,5 % du montant du loyer (charges comprises). Vous pouvez en faire la demande sur le site Lokaviz.

Même après trois ans d’existence, la CLÉ est encore peu utilisée. À la rentrée 2016, environ 9.300 étudiants en bénéficiaient. On est loin de « l’hypothèse » du gouvernement qui prévoyait 20.000 demandes.

Loca-pass

L’avance loca-pass est un prêt à taux zéro d’un montant maximum de 500 € servant à payer le dépôt de garantie exigé par votre propriétaire à l’entrée dans le logement. Il est destiné à tout étudiant de moins de 30 ans qui est boursier, en formation professionnelle, en stage ou salarié. Le prêt, que vous devrez rembourser lorsque vous quitterez le logement, peut être accordé pour tout type d’habitation. Pour en bénéficier, renseignez-vous auprès de l’organisme en charge du dispositif Action Logement.
En outre, il existe la « garantie loca-pass » qui aide à couvrir le paiement du loyer et des charges en cas d’impayés. C’est également un prêt à taux zéro qu’il vous faudra rembourser.

FSL

Le fonds de solidarité pour le logement (FSL), qui n’est pas cumulable avec le Loca-pass, peut vous aider à payer le dépôt de garantie, votre premier loyer, vos factures d’énergie ou votre déménagement, sous forme de prêts ou de subventions. Il est essentiellement à destination des personnes aux très faibles ressources. Vous pouvez vous renseigner sur ce dispositif auprès de la CAF ou des services de votre département.

Aide au mérite

Si vous êtes boursier et que vous avez obtenu la mention « très bien » au bac, ou que vous figurez sur la liste des meilleurs diplômés de licence de l’année précédente et inscrit en master, vous pouvez avoir droit à l’aide au mérite. Vous n’avez aucune démarche à faire : les rectorats ou universités transmettent la liste des bénéficiaires directement au CROUS. Cette aide est attribuée pour une année. Le montant de l’aide s’élève à 900 € annuels, versés en neuf mensualités, en contrepartie de votre assiduité aux cours et aux examens.

En 2014, il avait été fortement question de supprimer l’aide au mérite pour les bacheliers. Finalement maintenue, son montant a été néanmoins diminué de moitié. Dès lors, des régions (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes) ont pris le parti d’offrir leur propre bourse en complément.

Bourses d’études à l’étranger

Erasmus

Vous partez étudier dans un pays étranger européen pour une durée comprise entre trois et douze mois dans le cadre d’un échange ? Vous pouvez bénéficier de la bourse Erasmus. La grande majorité des établissements européens participent au programme. Renseignez-vous auprès du service des relations internationales de votre établissement.

Aides à la mobilité internationale

Si vous partez suivre une formation supérieure à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échange, ou allez réaliser un stage à l’étranger s’inscrivant dans vos études, vous pouvez bénéficier de la bourse d’aide à la mobilité internationale. Vous devez être bénéficiaire d’une bourse sur critères sociaux pour être éligible à celle-ci. D’un montant de 400 € par mois, elle est versée par le CROUS aux étudiants sélectionnés par l’établissement dont ils dépendent. Pour en bénéficier, le séjour doit durer entre deux et neuf mois.

Par ailleurs, si vous êtes étudiant dans l’une des 18 écoles nationales supérieures d’architecture ou des deux écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage relevant du ministère de la Culture, vous pouvez bénéficier d’une aide à la mobilité spécifique.

Lire aussi : Les bourses pour partir étudier à l’étranger

Aide aux concours de la fonction publique

Si vous préparez un concours de la fonction publique et que vous êtes sans emploi ou inscrit dans un IPAG (institut de préparation à l’administration) ou un CPAG (centre de préparation à l’administration), il existe des « allocations pour la diversité de la fonction publique« . D’un montant annuel de 2.000 €, elles sont versées sous conditions de diplômes et de ressources.

Recherche d’emploi

Vous avez été diplômé du supérieur en 2016, vous étiez boursier lors de votre dernière année d’études, avez moins de 28 ans et n’êtes plus en formation ? Vous pouvez demander l’ARPE (aide à la recherche du premier emploi). Le montant de cette aide varie selon plusieurs critères entre 100 et 550 € par mois. Vous pouvez faire votre demande en ligne sur le site messervices.etudiant.gouv.fr. N’attendez pas : vous n’avez que jusqu’au 8 novembre 2016 (soit quatre mois après la date de publication des résultats de votre examen). Fin septembre 2016, seulement 10 % des potentiels bénéficiaires avaient demandé l’ARPE.

Aides d’urgence

Si vous rencontrez au cours de vos études de graves difficultés, liées à une rupture familiale par exemple, vous pouvez bénéficier d’une aide financière rapide et personnalisée. Cette aide peut ainsi être ponctuelle ou annuelle. Contactez votre CROUS.

Aides des collectivités territoriales

Les communes, départements ou régions aident souvent financièrement les étudiants de leur territoire. En outre, les collectivités territoriales proposent des aides pour l’accès à la culture, au sport, etc. N’hésitez pas à les contacter directement.

Par ailleurs, si vous poursuivez une formation sociale ou paramédicale, les conseils régionaux peuvent décider de l’attribution d’une bourse d’études. Renseignez-vous auprès des établissements de formation sociale agréés et financés par les régions.

Enfin, si vous êtes originaire d’outre-mer et que vous suivez des études en métropole ou dans un pays européen dans une filière inexistante ou saturée localement, vous pouvez bénéficier du passeport mobilité études qui prend en charge un trajet aller-retour. Contactez Ladom (L’agence de l’outre-mer pour la mobilité).

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