Quelles formations pour débuter dans l’audiovisuel ?

Dans le secteur le nombre d'emplois permanents a augmenté de 3,7 % en 2013. // © Mat Jacob/Tendance Floue pour l'Etudiant

Avec plus de 250 longs-métrages produits l’année dernière et la multiplication des chaînes de télévision, le secteur audiovisuel embauche. Et une école spécialisée peut vous apporter une première expérience et des contacts indispensables pour une bonne insertion professionnelle.

Le cinéma français peut se montrer optimiste. Comme le souligne le rapport de la Cour des comptes (1), avec plus de 200 films produits par an (258 en 2014) la France est le pays européen qui résiste le mieux à la concurrence du cinéma américain.

Mais est-ce un secteur qui embauche ? « Oui, l’emploi est en croissance constante depuis 12 ans », répond sans hésitation Olivier-René Veillon, directeur de la Commission du film d’Île-de-France. Et d’ajouter : « Même si 80 % des salariés sont en CDD (contrat à durée déterminée), le nombre d’emplois permanents a augmenté de 3,7 % en 2013. »

« Il n’y a pas que la réalisation, les métiers sont très variés », affirme Frédéric Goldbronn, directeur de Vidéadoc, centre d’information des métiers du cinéma et de l’audiovisuel. « Avec la révolution numérique, les bons techniciens n’ont pas de problème pour trouver du travail », confirme Emmanuel Carré, responsable pédagogique de 3IS, une école située à Élancourt (78).

Des formations de bac+2 à bac+5/6

Évidemment, vous ne trouverez pas d’offre d’emploi du type : « Luc Besson cherche chef op’ pour long-métrage. » « C’est un métier de contacts, et le réseau se constitue dès l’école », prévient Baptiste, monteur (lire son témoignage). D’où l’importance d’une bonne formation.

Après le bac (le plus souvent scientifique), le BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de l’audiovisuel est un bon début. Il comporte 5 options (métiers du son, métiers de l’image, montage et postproduction, techniques d’ingénierie et exploitation des équipements, et gestion de production). Très orienté « télé », ce diplôme permet cependant de poursuivre en école de cinéma. Pour ceux qui n’auraient pas de bac S, 3 établissements (Marseille, Nancy et Sarlat) proposent 1 an de mise à niveau.

Côté université, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, par exemple, propose une licence de cinéma dès le bac (75 places) et une double licence gestion-cinéma (35 places). L’université Paris-Est Marne-la-Vallée délivre, elle aussi, une licence cinéma et audiovisuel (60 places) ouverte aux bacheliers…

Certaines classes préparatoires aux grandes écoles littéraires proposent une option cinéma. Mais c’est la classe préparatoire Ciné-Sup du lycée Guist’hau de Nantes (44) qui est la plus adaptée à l’entrée dans les deux grandes écoles d’audiovisuel.

Les établissements les plus prestigieux, La fémis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son, à Paris) et l’ENS (École nationale supérieure) Louis-Lumière (à Saint-Denis), sont accessibles sur concours après un bac+2 et très sélectifs. La fémis, par exemple, n’admet que 4 % des candidats !

Que valent les écoles privées ?

L’atout des écoles privées est de proposer une formation professionnelle dès le bac. Avant de vous décider, regardez si l’établissement possède des équipements récents et s’il est possible d’emprunter des caméras. « Au Studec, j’ai travaillé sur du matériel plus moderne que dans les radios où j’ai été embauché par la suite », témoigne Thibaut, à BFMTV.

Autre critère à prendre en compte, la qualité des cours ; ceux-ci doivent être assurés par des professionnels. L’ESRA, par exemple, invite régulièrement des professionnels à rencontrer les élèves. Une école doit aussi vous aider à initier votre réseau de contacts. Plus l’école a été créée tôt, plus elle aura de diplômés qui vous aideront à trouver un stage.

La reconnaissance de l’école par l’État est aussi un indice à retenir, ainsi que l’inscription de la formation au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), qui attribue un niveau d’aptitude professionnelle à un titre. Le CEEA (Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle) délivre ainsi un titre de scénariste niveau I (le plus élevé).

Enfin, le montant des frais de scolarité peut peser lourd dans la balance : de 6.000 à 8.000 € par an (sur 2 ou 3 ans). Si votre budget est un peu serré, vous pouvez suivre des études en alternance : l’EMC à Malakoff (92), le Cifacom à Montreuil (93) et l’EICAR à La Plaine-Saint-Denis (93) proposent ce type de cursus. Dans la majorité des cas, vous ne paierez aucun frais et vous serez rémunéré par l’entreprise !

(1) “Les Soutiens à la production cinématographique et audiovisuelle : des changements nécessaires”, la Cour des comptes, avril 2014.

[email protected]’Etudiant.fr sur Jobatompaca.fr / Xavier de Fournoux, Sophie de Tarlé  Publié le 25.09.2015 /© Mat Jacob/Tendance Floue pour l’Etudiant

Le lien : http://www.letudiant.fr/jobsstages.html

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