Journalisme : quelles études après le bac ?

Quels cursus pour devenir journaliste ? // © Fotolia

Entre la terminale et l’entrée en master dans les principales écoles de journalisme, il n’y a pas de cursus imposé. Quel choix privilégier alors sur APB ? Voici quelques points de repère pour peaufiner votre stratégie.

Sur les 14 écoles de journalisme reconnues par la profession, seules trois (les IUT de Cannes, Lannion et Tours) recrutent des bacheliers. Si vous rêvez de travailler dans les médias et d’y entrer par la voie royale, il faudra donc la plupart du temps passer par une licence avant de présenter les concours.

Mais quel domaine d’études choisir ? Certaines mentions optimisent-elles vos chances de réussite ? Quand on interroge les écoles, elles sont unanimes : il n’y a pas de cursus « miracle », elles aiment diversifier les profils de leurs promotions et il faut avant tout choisir d’étudier ce qui plaît le plus.

« Le modèle français des masters en journalisme est conçu pour accueillir des débutants, aucun prérequis technique n’est exigé à l’entrée, souligne Pascal Guénée, directeur de l’Institut Pratique du Journalisme (IPJ), rattaché à Paris-Dauphine. Ce qui nous intéresse, ce sont les compétences d’analyse et de synthèse développées par les candidats. » Et d’ajouter qu’il ne faut pas négliger l’énergie à mobiliser.

Attention aux filières info-com !

« On ne peut aller au bout de trois ans d’études que si l’on aime ce que l’on fait », renchérit Hervé Demailly, directeur du CELSA, l’école de la Sorbonne. Parmi les recrues de ses dernières promotions, les filières d’origine sont variées : lettres, histoire, sciences sociales, droit, etc. Des intitulés récurrents sur les CV des candidats. Dans ses dernières statistiques, l’école de journalisme d’Aix-Marseille (EJCAM) recense 30 % d’inscrits venant de fac d’histoire, 18 % de sciences politiques et 13 % de langues, par exemple.

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Quant à l’information-communication, dont l’intitulé peut sembler proche à première vue du but poursuivi, elle n’est pas un tremplin si évident. « Certains jeunes intègrent le CUEJ en suivant cette voie mais ils ne sont pas les plus nombreux », confirme Nicole Gauthier, directrice de l’école rattachée à l’université de Strasbourg.

L’atout CPGE

Au-delà de la variété des filières dont viennent ses étudiants, la directrice du CUEJ note un point commun fréquent : le passage par une classe prépa littéraire. Outre un bon socle de culture générale, ces « hypokhâgnes et khâgnes » sont réputées apporter des méthodes de travail.

En revanche, si les scientifiques purs et durs sont peu nombreux dans les promotions, ce n’est pas dû à un manque d’intérêt des écoles, bien au contraire, mais à la rareté de leurs candidatures. Pourtant, « ces profils ont une carte à jouer bien au-delà des magazines spécialisés, souligne Nicole Gauthier. Ils savent utiliser des statistiques, ont une approche moins romantiques du monde et un bagage très intéressant pour comprendre nombre d’enjeux actuels ».

Des préparations intégrées aux licences

Reste que, pour passer la barre de concours très sélectifs – 32 admis sur 85 postulants au CELSA, 42 admis pour 700 candidats au CFJ en 2016 – il faudra suivre sans répit l’actualité, dévorer des quotidiens et s’informer sur le métier. Un entraînement qui suppose une certaine ténacité et nourrit le développement de prépas. Des prépas privées mais aussi des préparations non lucratives montées avec le soutien des écoles à destination d’étudiants boursiers, comme La Chance au concours.

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Les universités mettent en place depuis plusieurs années des modules de préparation au sein de leurs cursus. Certains fonctionnent indépendamment des parcours diplômants, comme à Paris-1 Panthéon-Sorbonne et à Paul-Valéry à Montpellier.

D’autres, conçus comme des enseignements d’ouverture au sein des licences, permettent de valider des crédits ECTS tout en acquérant une culture générale précieuse aux concours. C’est le cas à Paris-Ouest Nanterre : en licence humanités, les étudiants peuvent choisir une option de six heures par semaine alliant cours de déontologie, d’écriture ou de journalisme culturel.

À Paris-Dauphine, depuis 2013, 30 étudiants d’économie et de gestion bénéficient eux aussi de modules spécifiques durant les trois années de licence, avec, en cas de moyenne supérieure ou égale à 14/20, une admissibilité directe à l’IPJ.

Enfin, à une plus large échelle, l’ESJ Lille a passé des accords avec les trois universités depuis 2014 pour offrir à 165 étudiants de langues, géographie, lettres, ou encore philosophie, dix heures de cours par semaine, au sein de l’Académie ESJ. L’atout : des emplois du temps compatibles avec une trentaine de licences, la possibilité de décrocher un certificat d’initiation au journalisme de l’école et une préparation très ciblée, avec des concours blancs en troisième année. Mais les places sont chères : plus de 800 candidatures par an sur APB !

Le lien de l’article : http://www.letudiant.fr/jobsstages/nos-conseils/journalisme-quelles-etudes-apres-le-bac.html

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